historique
Le Syndicat Mixte du Mont d’OR
La station de Métabief représente une part importante de l’économie touristique du Haut-Doubs. Avec environ 25 millions de retombées économiques annuelles, elle soutient l’emploi local et développe des actions de formation, d’insertion professionnelle et de préservation de l’environnement.
Si la station existe depuis 1953 (avec le premier télébenne), le massif du Mont d’Or et Métabief se sont surtout développés à partir de 1979 avec la création des principales remontées mécaniques du domaine skiable alpin et de la première luge d’été. Cette phase a correspondu à l’essor du ski alpin sur le site. Mais après deux hivers très déficitaires en neige à la fin des années 1980, l’organisation a évolué : en 1991, le Syndicat Mixte pour l’Aménagement, le Développement et l’Exploitation Touristique du Mont d’Or (SMTMO) a repris l’ensemble des installations et le Département du Doubs est devenu l’acteur principal du pilotage de la station. Faute de pouvoir développer immédiatement la neige de culture, le site s’est orienté vers une diversification de ses activités, notamment avec le ski nordique, d’autres équipements de loisirs et surtout le VTT de descente, qui a donné à Métabief une place reconnue au niveau international dès les années 1990, avec l’organisation des championnats du monde en 1993.
A partir des années 2000, la station s’est recentrée sur le ski alpin et le VTT, et a engagé une nouvelle phase de modernisation. Le télésiège du Morond a été rénové, puis un important programme d’équipement en neige de culture (avec la création de la retenue collinaire du Morond en 2015) et de remise à niveau des remontées mécaniques a été lancé. Entre 2010 et 2018, plus de 14 millions d’euros ont ainsi été investis pour restructurer le domaine skiable, mais aussi VTT, permettant à la station de disposer aujourd’hui d’un bike park de référence.
En 2015, le SMTMO a fusionné avec le Smix de Chaux-Neuve, donnant naissance au Syndicat Mixte du Mont d’Or (SMMO) actuel.
Par la suite, prenant en compte le recul tendanciel de l'enneigement naturel, ses élus ont dû prendre des décisions courageuses, renonçant à des investissements en nouvelles remontées mécaniques pour privilégier l’entretien des équipements existants. En parallèle, le SMMO a investi dans une nouvelle luge sur rails, inaugurée en 2023, et a continué de recevoir un soutien fort en investissement du Département du Doubs, à travers le PPARME (Programme pluriannuel d’amélioration des remontées mécaniques).
Depuis 1991, ce sont ainsi plus de 30 millions d’euros qui ont été investis par le Département du Doubs, permettant à la station de Métabief Montagnes du Jura d’évoluer et de s’adapter au fil des ans. Malgré la fermeture du secteur de Piquemiette en 2024, du fait des conditions d’enneigement et des coûts d’exploitation afférents, la station est désormais engagée dans un vaste plan de transformation pour devenir à terme une station de montagne 2.0. : une station où l’on fera encore du ski tant que cela sera possible, mais où l’on trouvera progressivement de plus en plus d’autres manières de vivre la montagne, sur des périodes étendues.
Ce projet de transformation est soutenu par les partenaires institutionnels locaux et nationaux du SMMO, mais aussi par l’Union européenne, à travers le programme Interreg France Suisse 2021-2027.
Chaux-Neuve
Le stade de la Côte-Feuillée sur la commune de Chaux-Neuve s’inscrit dans une longue tradition de ski nordique et de saut à ski, portée dès le début du XXe siècle par le Risoux Club. Cette dynamique s’est renforcée avec la construction de cinq tremplins en 1989, puis avec la transformation du grand tremplin en équipement international en 2010. Le site a accompagné l’émergence de grands champions français du combiné nordique et du saut à ski.
La gestion du stade s’est progressivement structurée avec la création d’un syndicat mixte, puis son évolution vers une organisation centrée sur le site de Chaux-Neuve. A partir de 2010, l’exploitation a été confiée au CNSNMM afin d’assurer une cohérence à l’échelle du Massif du Jura. Après la fusion de 2015 au sein du Syndicat Mixte du Mont d’Or, des travaux d’amélioration et une mutualisation des moyens techniques ont renforcé l’entretien et le fonctionnement du site (avec des investissements en particulier sur le télésiège et la production de neige de culture). Chaux-Neuve a ainsi conservé un rôle central dans l’organisation et le développement de la filière nordique jurassienne.
Ingénierie touristique
Pour anticiper et non subir les évolutions dues au changement climatique, le SMMO a développé un pôle d’ingénierie touristique, qui a notamment porté la dynamique du Masterplan (schéma de transition touristique du Haut-Doubs 2040). Ce projet, abrité en son sein pendant toute sa phase de concertation et de rédaction, grâce au soutien du programme Avenir Montagnes, a permis d’élargir le champ de vision pour imaginer un “territoire faisant station”, plutôt que l’inverse.
Ce pôle a également permis au SMMO de s’inscrire dans des réseaux d’échanges européens, et de se trouver associé à des programmes transnationaux permettant de réfléchir à de nouveaux modèles de développement touristique (programme Beyond Snow, puis désormais projet Balance, tous deux financés dans le cadre du programme Interreg Alpine Space 2021-2027).
Grâce à ce pôle, le SMMO est également co-chef de file d’un projet intitulé Passerelles, élaboré avec l’Association pour le Développement du Nord vaudois, et désormais inscrit dans le programme Interreg France Suisse 2021-2027.
Métabief Montagnes du Jura